Interview de Fortune

Fortune-Blackboard-CoverIls sont 4. Ils ont la musique dans la peau. Ils vont sortir un album bientôt. Le 4 novembre très exactement. Alors en attendant gros plan sur le quatuor de Fortune.

2007 Fortune naît. Vous nous en dites plus sur le projet ? Comment tout a commencé…

Oui fortune est né en 2007. Au début c’était mon projet solo mais très vite, Pierre et Hervé s’investissant de plus en plus dans le groupe, Fortune est devenu un groupe. Vincent nous a rejoint lors de la tournée du premier album Staring at the Ice Melt en 2010 pour ensuite devenir membre à part entière du groupe.

« Under The Sun » s’est retrouvé clippé par l’acteur et réalisateur Mathieu Amalric. Une chance. Une rencontre. Gros plan sur ce moment

Un peu des deux. Mathieu était venu nous voir jouer au Nouveau Casino, il avait beaucoup aimé le concert et l’avait même un peu filmé avec une petite caméra.

Des mois ont passé et on cherchait quelqu’un pour réaliser le clip d’un morceau qui nous tenait beaucoup à coeur sur l’album : Under The Sun.

On s’est dit un peu en blaguant que ce quelqu’un pourrait être Mathieu. Je me suis procuré son numéro de téléphone et il a accepté tout de suite ! La chance qu’on a eu dans cette histoire, c’est qu’il avait un peu de temps à nous consacrer dans son agenda de ministre. Et quand il prend du temps de collaborer avec quelqu’un ce n’est pas à moitié. il était à 100%. C’était vraiment un honneur pour nous.

Lionel, Pierre, Vincent, Hervé. Petits vous vous imaginiez musiciens ou bien ?

Pierre : Je me suis imaginé musicien assez vite, oui. Après ce qui est difficile quand on commence à prendre goût à jouer d’un instrument ou à faire partie d’un groupe, c’est de se persuader que ça peut réellement devenir un métier. Personnellement j’estime que j’ai eu beaucoup de chance.

Hervé : Petit, âgé de 10 ans, j’allais partout vêtu d’une veste rouge et d’un gant blanc à me prendre pour Michael Jackson ! Mes parents en devenaient dingues… C’était la magie de l’image et du son. Je ne m’en suis jamais vraiment remis !

Vincent : Mon premier vinyle a été le double live de Jean Jacques Goldman, et ça a aussi été ma première relation amoureuse avec la musique. Je ne savais pas ce qu’était un musicien et il n y en a pas dans ma famille. Comment savoir à 7 ans ce que peut être un Mi bémol ? Puis on t’offre une guitare, tu apprends, tu t’amuses, tu progresses, tu rencontres, et de fil en aiguille, tu deviens musicien « professionnel ». Alors tu continues à apprendre, oser, t’amuser, etc… En fait, rien n’a changé.

Lionel : Comme Hervé, j’admirais Michael Jackson. Pour moi, ce mec, c’était Disney world à lui tout seul. J’imagine que les gamins qui kiffent Rihanna ont le même sentiment maintenant. Ceci dit, j’avais bien conscience que ce mec était un surhomme, et que tout était bien loin de mon quotidien. Quand je me suis mis à écouter des groupes comme Nirvana ou Sonic Youth, je sentais plus la proximité avec eux. Ca me paraissait plus « réalisable ». Et c’est grâce au riff d’intro de Smells like Teen Spirit qui m’obsédait que je me suis mis à la musique.

Blackboard. Un 2eme album enregistré et produit entre Rome et Paris. Comment ça s’est fait ? Inspiration. Création. On est curieux ^^

L’idée de départ était d’aller enregistrer aux Etats Unis. Ca ne s’est pas fait pour diverses raisons. Du coup on s’est dit que ce serait cool de l’enregistrer comme le premier à la campagne, loin de Paris. Prendre un peu l’air. Mais on n’a pas trouvé de studio qui nous correspondait non plus. C’est là que notre manageur Matthieu Couturier et le producteur de l’album Pierrick Devin nous ont proposé Rome. Ca a fait tilt direct. C’était dépaysant pour chacun d’entre nous. Personnellement je n’avais jamais mis un pied en Italie. On s’est renseigné sur les studios dispos et on a eu l’opportunité d’enregistrer au studio Forum, qui est le studio dans lequel Ennio Morricone travaille depuis très longtemps. On a d’ailleurs pu utiliser quelques instruments du maestro !

Si quelqu’un veut se lancer, chanter, sur scène monter vous avez un conseil à lui donner

N’en faire qu’à sa tête, être obstiné, c’est hyper important. Il faut aussi faire preuve de beaucoup de patience. Et puis attention, rien n’est jamais acquis.

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Une réponse à “Interview de Fortune

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